23.11.2007

(titre)

La longue descente, une heure de marche le matin, jupe courte, jambes froide, je prends le grand escalier qui fait ressembler ce quartier de Paris à une maison. J’aime vivre sur une colline, même si je râle sans cesse quand je remonte à vélo, ça me rappelle mon petit village (quand reverrais-je, hélas ?). Mon père m’a écrit comme on écrit aux grandes filles, pour confier ses histoires d’adolescent. Il pleure tous les matins, ce qui est très difficile à imaginer (je lui ai demandé : y aurait-il un cœur sous ce visage de pierre ?) et me dit qu’il est un séducteur, qu’il n’a été heureux qu’avec ma mère, à cette époque où nous descendions tous les quatre la colline pour retrouver la petite maison sur deux étages, le potager et le cerisier, les têtards dans le puits, Oswald, le coq en pension de l’autre côté de la route dont la vie était rythmée par les ouvertures de la pêche (mon père venait alors le dépouiller de ses plus belles plumes pour réaliser minutieusement des mouches avec des fils de toutes les couleurs, de la colle forte et des pinceaux, sur la terrasse). Les volets verts, l’escalier en granit, les couchers de soleil et le piano.

« Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine »

 

 (mon cœur s’est toujours brisé sur ce vers-là)

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22.06.2007

Pour que vous n'oubliiez pas de le lire

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18.06.2007

Aucune importance, aucune importance! Déchire et oublie!

D'un vieux manoir voici la parodie,

Voici ses chambres et ses vérandas

Et la floraison cent fois agrandie,

Oh, mon Ardis, de tes jacarandas.