25.09.2009

Anecdote de bureau #5

Il faut savoir ménager ses supérieurs hiérarchiques.

Ces derniers jours, je m’emploie à distraire le directeur du directeur, qui s’ennuie terriblement et traine dans les couloirs, le regard vague.

Après notre léger différent sur l’opportunité d’ajouter à la phrase assez snob (« C’est un esthète ») par laquelle il terminait la réunion de service à propos d’un artiste, que par ailleurs je n’aime pas, l’innocent « de cheval », à la stupéfaction de toute l’attablée (non, Boby Lapointe n’est pas populaire dans les réunions de service, au cazou vous vous poseriez la question) puis sur mon changement de couleur de cheveux hypothétique (sa théorie : on ne peut pas être blonde et cool), j’ai fini par lui apprendre, alors que nous parlions du descendant légitime d’Oscar Wilde, que Jude Law lui aussi avait quitté sa femme pour partir avec la baby sitter, ce que, légitimement, il ne savait pas puisqu’il n’a pas été une adolescente à la fin des années 90 (à y réfléchir une minute, il n’a pas été une adolescente du tout).

 

J’ai bon espoir que cette plongée dans la culture populaire se traduise par une augmentation de salaire….

16.09.2009

Choses promises...

J'attends la livraison des dvd d'amazon et on se trouve une date. Nous boirons du cidre en hommage aux racines normandes de ce grand acteur.

Et je remarque que "Point Break" recueille tous les suffrages

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l'effet Kathryn Bigelow pour les garçons- 2 en 1 pour les filles, I assume.

Je me permettrai de vous rappeler tout de même...

... NOBODY PUTS BABY IN THE CORNER!!!

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09.09.2009

Sans titre

Je n'arrive jamais à trouver l'UGC de l'Orient-Express, il me faut chaque fois déambuler dans les Halles, hagarde, afin de trouver ce foutu escalator. Atteindre ce cinéma est une expérience étrange. Si le MK2 quai de Seine/Loire est le royaume des couples, l'UGC des Halles, le continent des potes, l'Orient Express est une enclave cachée des regards, dans le plus glauque de tous les centres commerciaux, où l’on se rend seul, grignotant un sandwich en attendant la séance de 20:00 (hier soir, j’étais en avance et l’ouvreur m’a dit que bien sûr, je pouvais rentrer dans la salle, mais que j’avais encore le temps et pouvais aller faire un tour. La proposition est hilarante.). Ils ne passent que des films en fin de vie, que tous mes amis ont vus, ou des comédies américaines, que personne ne viendra jamais voir avec moi, de toute façon, et je me retrouve avec d’autres spectateurs solitaires, qui sont peut-être dans le même cas que moi. Je suis très souvent dans la salle 3, où l'on entend le métro régulièrement, comme hier soir.

Je suis allée voir Harry Potter avant qu’il ne disparaisse des salles. Je suis catastrophée par le choix de David Yates comme réalisateur des derniers opus mais je ne raterai pas la fin de cette mauvaise adaptation, ne serait-ce que pour pester devant l’écran. Si je suis parfaitement honnête, The Half Blood Prince n’est pas si raté que ça, il est simplement plat, lisse et sans intérêt, du niveau des premiers épisodes de Chris Columbus. Alfonso Cuaron et Mike Newell sont des accidents. A la sortie, nous étions une dizaine de personnes, dont un grand mec noir seul avec une casquette et un jogging de racaille. Ca m’a amusé de l’imaginer s’évader en silence de sa bande de potes pour se ruer dans une salle où l’on projette Harry Potter. En quelques seconde, tout le monde s’est évanoui, et je me suis retrouvée seule, dans les Halles à nouveau, à chercher un escalator qui ne soit pas fermé, en essayant de d’être invisible aux yeux des zonard sympathiques qui occupent la place carrée (c’est facile maintenant, en fait, parce que je suis devenue trop vieille, les gens me disent madame).

Dans le métro, j’ai fini Disgrace, qui est un livre magnifique sur le destin de deux personnes qui, suite à différents événements, n’appartiennent plus au monde dont elles sont issues, dans un monde où ne pas appartenir est synonyme de mort (l’Afrique du Sud post apartheid). J’ai pensé immédiatement à l’ancien colloc de monfrère, au Cambodge, qui est originaire d’Afrique du Sud, et qui, dans la même situation, a été obligé de fuir son pays. Il est devenu quelqu’un d’étrange.

(Les personnages du roman, eux, choisissent de rester)

 

08.09.2009

Disgrace

Mon patron a un nouveau buddy. Un homme très bronzé qui est arrivé au bureau la semaine dernière. Il aime beaucoup la musique baroque, alors ils vont déjeuner en semble, ils font des jeux de mots sur Karajan et Schwarzkopf, ils trainent dans son bureau en regardant les archives d'Abbado sur InaMedia Pro, l'éclate, quoi...

Ca me laisse du temps pour travailler tranquille (en écoutant The Roots, encore) et pour jeter un oeil une fois de temps en temps sur "Disgrace" de J.M. Coetzee. La bonne nouvelle, c'est que je le lis en anglais et que c'est hyper fastoche. La mauvaise nouvelle, c'est que l'histoire est tellement abominable qu'elle m'a déclenché une crise d'asthme hier soir.

L'Afrique du Sud a toujours été dans le top 3 des pays dans lesquels je n'aurais pas aimé naître. Il vient de prendre la première place (Afrique du Sud, Israël, Suisse?).

05.09.2009

sans intérêt #2

Ce titre glorieux appelait une note immédiate du même niveau.

C'est chose faite...

sans intérêt #1

Je compare lpour la première fois les mérites de The Truth de Handsome Boy modeling school avec You got me de The Roots, deux chansons parfaitement contemporaines (1999) qui ont rythmé la fn de mon adolescence...

1 point pour Erykah Badu... 

Thé nature

Ling Tou Mi lan Xiang

et

Xin Yang Lan Kwa Jian

Je me lance demain (je vous raconterai)

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