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29.04.2008
Autruche rivée au lit
De la fenetre de mon bureau, j'ai vu une autruche traverser la rue de Rivoli.
Elle n'a pas emprunté le passage piéton.
(j'ai fait un clin d'oeil aux ouvriers d'en face et à Klemperer - nous sommes de vieux amis)

16:12 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
22.04.2008
Cure de...
Hum, de retour de vacances (à Alès, il a plu) et puisqu'on ne peut définitivement pas faire confiance à Gabriel Garcia Marquez, je me suis emparée de Sexus d'Henry Miller. Ah, là, c'est autre chose (dans ma tête, je prend la voix de Gérard Depardieu qui prend la voix de Cyrano pour ce début de phrase), et de la pine qui fourrage et que ca bourre les poils mal peignés, au hasard là tout de suite : "Elle dort à point fermés ergo je peux la remuer tant que je veux, elle s'en moque. J'ai une de ces érections bête et qui n'ont pas de sens, comme si ma pine n'était qu'un tuyau d'arrosage, moins la lance." C'est drôle après Anais Nin... c'est en fait assez fidèle à l'image qu'elle en donne.
Bon, je m'amuse bien quoi.
Vous devriez essayer, à l'occasion.
18:23 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : la pine d'henry miller
10.04.2008
Beloved a/cunt
Rien de mieux après une journée d'abrutissement, quelques phrases mal à propos qui ont déchaîné l'opprobe de vos proches et une soirée seule que quelques shoot de Curb your enthusiasm, la serie de Larry David, qui met en scène sa vie de producteur de Seinfeld retiré dans la banlieu riche de Santa Monica.
La sitcom est drôle, mais ce n'est pas ce qui fascine le plus. Modère ton enthousiame ou comment les reticences naturelles et craintes absurdes sur les détails de la vie quotidienne tournent systématiquement mal.
Je m'explique : la paranoia est souvent un des ressorts les plus féconds d'une histoire, il y en a de nombreux exemples dans la littérature et le cinéma. Le héros, incompris, est pris pour un fou tandis que ses pires craintes sur l'avenir de l'homme (conspiration, conspiration) s'illustrent devant ses yeux tandis qu'ils se dissimulent au reste du monde. Le héros doit bien entendu défendre son point de vue seul contre tous et le basculement s'opére devant nos yeux ebahis lorsque la fille a enfin sous les yeux une preuve de toute cette histoire grotesque (désolée, j'ai revu un passage d'I robot dimanche).
Bon, vous vous doutez bien que Curb your enthusiasm n'a rien à voir avec l'avenir de l'humanité. Mais pour le pauvre Larry David, tout ce qu'il peut craindre qu'il se passe se deroule invariablement : il sort du Bowling, le receptionniste a donné ses chaussures à quelqu'un d'autre, il touche par erreur la poitrine de la mère de son ami et elle pense automatiquement qu'il a voulu lui peloter les seins, il fait un cadeau en s'obsédant sur son impossibilité à l'empaqueter et évidemment celui qui le recoit ne voit pas la valeur du cadeau mais uniquement que son supposé ami Larry n'a pas pris le temps de l'emballer... Les situations s'enchaînent et tout va de plus en plus mal, chaque détail quotidien révèle sa capacité maximale d'emmerdements (d'ailleurs, LD ne travaille pas, ne fait rien d'autre que de resoudre les problèmes qui se crééent invariablement autour de lui). Bref, un petit bonheur pour les paranoiaques qui veulent rire un peu de leur psychose (tout en s'inquiétant malgré tout, de la porté d'une telle hypothèse).
Mais le cercle ne s'arrête pas là, le plus jouissif reste à venir lorsque Larry s'obsède à propos d'une règle de la société qu'il ne comprend pas et qui le rend littéralement fou. Le génie de la série est de placer le spectateur dans la même incompréhension que Larry en créant toutes sortes de règles absurdes qui semblent être acceptées par tout le monde (pour preuve cet épisode que j'adore sur les lavomatic qui ne rendent pas les vêtements qu'il a amené à nettoyer : à chaque fois que Larry se plaint, les personnages le regardent avec étonnement en lui disant tous que c'est une règle de la laverie. On emmène des habits et on en recupère d'autres). Ce personnage petri de malchance, insupportable, incompris de tous, aux reactions pathologiques a en définitive raison. Ce qui replace évidemment le spectateur dans une situation de paranoia active et plus tellement drôle... héhé
Le lien vous conduit tout droit dans le "beloved cunt", soit l'erreur de typographie qui s'est glissée dans l'avis de décès qu'a fait paraitre Larry pour la mort de la tante de sa femme dans le journal.
http://fr.youtube.com/watch?v=BpDiZLrTHX4
00:58 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
08.04.2008
Désastre
Non, je ne parle pas du dernier film de Wes Anderson (je n'étais même pas emoustillée par le torse d'Adrian Brody tant les personnages sont desexualisés, inexistants, argghhh. Deuxième deception après Spiderman 3. Et encore, je n'ai pas vu Doomsday...)
Mais j'ai appris que David Yates va commettre un nouveau Harry Potter, alors qu'il avait déjà terriblement raté le précédent. Il se pourrait même qu'il réalise le dernier... Pfff.... Ca me fait mal au coeur... En même temps, ca ou Chris Colombus... C'est la serie la plus ratée du monde, en exceptant Mike Newell peut-être (Mike, toi seul me comprend).
Bref, toutes ces nouvelles ne me remontent pas le moral.
Ou va le monde ma pov' dame?
PS : je compte sur Gabriel Garcia Marquez pour me sortir du marasme de ce nouvel hiver. Il a intérêt d'assurer.
13:09 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : harry potter david yates


