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23.11.2007
(titre)
La longue descente, une heure de marche le matin, jupe courte, jambes froide, je prends le grand escalier qui fait ressembler ce quartier de Paris à une maison. J’aime vivre sur une colline, même si je râle sans cesse quand je remonte à vélo, ça me rappelle mon petit village (quand reverrais-je, hélas ?). Mon père m’a écrit comme on écrit aux grandes filles, pour confier ses histoires d’adolescent. Il pleure tous les matins, ce qui est très difficile à imaginer (je lui ai demandé : y aurait-il un cœur sous ce visage de pierre ?) et me dit qu’il est un séducteur, qu’il n’a été heureux qu’avec ma mère, à cette époque où nous descendions tous les quatre la colline pour retrouver la petite maison sur deux étages, le potager et le cerisier, les têtards dans le puits, Oswald, le coq en pension de l’autre côté de la route dont la vie était rythmée par les ouvertures de la pêche (mon père venait alors le dépouiller de ses plus belles plumes pour réaliser minutieusement des mouches avec des fils de toutes les couleurs, de la colle forte et des pinceaux, sur la terrasse). Les volets verts, l’escalier en granit, les couchers de soleil et le piano.
« Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine »
(mon cœur s’est toujours brisé sur ce vers-là)

17:15 Publié dans Herbier | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note



Commentaires
.. à qui veux-tu qu'un père confie ses histoires d'adolescent ?????
(d'où la photo ????)
et tu vas bien ???
(réponse par mail, si tu as envie de répondre)
Ecrit par : abraham | 24.11.2007
oui. une grande fille.
tu crois que c'est possible, ça, être heureux une seule fois ?
je t'embrasse
Ecrit par : papilhomme | 25.11.2007
Nos vies sont une guerre où il ne tient qu'à nous
De nous soucier de nos sorts, de trouver le bon choix,
De nous méfier de nos pas, et de toute cette eau qui dort,
Qui pollue nos chemins, soit disant pavés d'or.
Ecrit par : papilhomme | 25.11.2007
Abraham, Arggg, c'est une erreur de photo!!! je ne veux pas du tout être Cormac Mac Carthy et sa gueule toute ridée!!!
Papilhomme, non, je ne pense pas qu'on puisse être heureux une seule fois (t'imagines...), mais dans ce cas, je pense que cela voulait dire heureux de cette façon là, dans une relation qui implique vie commune et exclusivité(stabilité?)
Et tu cites la partie qui n'est jamais citée! Ca me fait la même impression que lorsque j'ai compris qu'il y avait une autre strophe au Notre Père (Car c'est à toi...)
Ecrit par : toxicavengeresse | 26.11.2007
Je me préfère vachement en Chosta
Ecrit par : toxicavengeresse | 26.11.2007
Chosta... tu l'appelles même par son petit nom ?
Ecrit par : papilhomme | 26.11.2007
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