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28.06.2007

Pourquoi on est obligé de mettre un titre dans ce putain de blog

Bon, je suis en pleine remise en question, ce blog est encore plus moche que le précédent, je n'arrive pas à mettre ma photo préférée comme La dilettante, qui en plus, a une nouvelle robe Maje. Les soldes ont commencé hier et je n'ai pas pu voir un seul petit habit joli, coincée que je suis dans mon bureau, noyée dans la venue d'un certain concertiste qui me tape sur le système (heureusement, sa femme a très envie de venir à Paris s'acheter des chaussures)

Si je voulais vraiment vous me preniez en pitié, je vous dirais que Philemon a jeté mon catalogue de la redoute (- 70% les gars) il y a quelques mois, ne se doutant pas, cher innocent, de la terrible erreur! Mon seul remède aux boutiques bondées du samedi... je le vois, flottant sur un océan, tout seul, contenant tous ces prix atrocement bas, se délavant au soleil.

Pfff

26.06.2007

Erratum

Ayant découvert page 637, que le titre de mon blog, extrait au hasard d'une page d'Ada ou l'ardeur, en pleine fièvre, ne faisait pas référence au smoking croisé de mon bien-aimé Van mais au contraire du pathétique mari d'Ada, qui mauvais goût suprême, porte en sus un smoking croisé, je me vois dans l'obligation de changer le nom de ce mort-né blog (tu as la splendeur d'un enterrement de première claaaasse), honte absolue de tout lecteur de Nabokov.

23.06.2007

Deux écoutes attentives...

 ...de mon nouveau disque de Saian Supa Crew (un vieil album en solde) et trois heures de ménage plus tard (j’adore faire comme si mon blog était une narration organisée)… On peut manger par terre chez moi aujourd’hui, si l’on est tenté de déguster la fin de mon pot de faisselle et une moitié de gâteau au fromage bizarre qui vient du Poitou avec une croûte brûlée et un cœur fondant sur le carrelage de la cuisine.

J’ai mis une fois encore cet album de Sugar Plum Fairy, coup de cœur prolongé pour ce groupe de Tour (mot secret entre tous de Van et Ada). Le pianiste, qui essaie désespérément de se faire passer pour un batteur est mignon comme un cœur (voix profonde à la John Cale). Le soir de leur concert, Philémon et moi avons discuté longuement de tout ce qu’il faudrait ajouter, en sus de l’indispensable batteur, pour que la production de l’album soit réussie, après nous être éclipsés de la Flèche d’or comme un couple qui a des choses à se dire (délicieuses soirées comme on peut en passer chez Philémon).

En lavant mon évier (beaucoup de javel, comme d’habitude), je me suis souvenu de cette rencontre au festival d’Alès avec ce garçon, blessé que je ne l’ai pas reconnu. Il m’expliquait quand, comment, où et je n’entendais pas grand-chose mais je suis tombée en moi-même, comme cela arrive quand un souvenir totalement éteint, ressurgit au détour d’une phrase. J’ai passé plusieurs mois avec ce garçon et ces amis à la pire période de ma vie, que je n’identifiais pas comme telle tant je ne pouvais faire face, et dont j’ai tant souffert des années après. Le pire de tout, c’est que si je parvenais à identifier ce sentiment de chute, je n’étais toujours pas capable de me souvenir de son prénom, dans ma cuisine, ni de cette époque, réellement. J’aimerais savoir comment agissent ces bouts de vie disparus sur mon identité.

Est-il possible que ce pan oublié de mon adolescence ait une quelconque influence sur ce que je suis aujourd’hui ?

Je me souviens uniquement de ces matins où je m’enfuyais de chez moi lorsque mon père détournait le regard pour me réfugier dans un café. J’attendais de partir pour le lycée et je ne savais plus dans quel sens tournait les aiguilles d’une montre. Littéralement. J’étais incapable de décider. Le malheur ne provoque pas seulement la souffrance - la souffrance est un dommage collatéral, dans le meilleur des cas - mais atteint réellement les capacités de réflexion les plus basiques. Comment demander à des enfants dans cet état de faire de la physique ou d’établir une quelconque relation de cause à effet ? J’y pensais souvent lorsque je donnais des cours à une fille en difficulté en quatrième et qu’elle ne comprenait rien, comme si ses synapses étaient verrouillées (prend le fric et tire toi si tu ne veux pas être crucifié par la famille lorsque tu leur expliques que ce n’est pas de cours de français dont la gamine a besoin).

J’en étais à peu près là lorsque j’ai brisé un verre. A la radio, France culture parlaient de la spécificité des roses, ce qui m’a indiqué de façon assez claire que je n’en avais pas fini avec la botanique (pas fini Ada, je fais durer le plaisir).

 (Un lave-vaisselle pour me tirer de la paresse intellectuelle, svp)

22.06.2007

Pour que vous n'oubliiez pas de le lire

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Ivan 1890

 (je suis toujours très éprise...) 

 

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18.06.2007

Aucune importance, aucune importance! Déchire et oublie!

D'un vieux manoir voici la parodie,

Voici ses chambres et ses vérandas

Et la floraison cent fois agrandie,

Oh, mon Ardis, de tes jacarandas.

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