18.11.2009
Jugement dernier
Philemon a retrouvé Au chateau d'Argol sous le lit (en fait, j'étais allé travailler en vélo, j'ai rêvé ce voyage en métro), je l'ai fini avant-hier.
Bon, ben c'était pas top (la fin est franchement incompréhensible, MEME quand on cherche tous les mots dans le dictionnaire). Je me suis peut-être emballée sur le compte du très docte et très maniéré Julien Gracq, affaire classée.
Poser des questions complexes et y trouver des réponses simples, c'est mon credo.
15:27 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13.11.2009
Au Château d'Argol
J'ai oublié Au Château d'Argol de Julien gracq dans le métro hier. Après tout le temps que j'ai mis à ouvrir les pages, en sus du fait que c'était un cadeau et un très joli livre (même pour moi qui suis si peu sensible à l'apparence des choses), l'oublier alors que je commençais juste le chapitre "Herminien" p.50 me met en rage.
Nous savons tous également, pour resituer l'enjeu, qu'il s'agissait d'une lecture importante : Julien Gracq était-il oui (l'avis péremptoire de Lidell + l'avis défaitiste de 2nd Floor) ou non (l'hôtesse de ces lieux, votre bien aimée, qui était prête à remettre en question son souverain jugement car lecture, certes éblouie, mais adolescente - et nous savons tous quelle confiance nous pouvons accorder à ces petits cons - du Rivage des syrthes) un auteur surestimé?
Au vu des premiers chapitres, je nie toujours, car le Château, la ligne de crête bleu et de la mer immobile, le chemin tortueux, la fôret enchantée... c'est beau comme du Ann Radcliff bien écrit... Ces premiers chapitres délimitent parfaitement les lecteurs-poètes des lecteurs-essaiyistes (brrr, ce sont ceux qui font froid dans le dos).
Mais l'histoire qui s'est initiée vers Goncourt (Ligne 11) a commencé de m'inquiéter. Albert, prince D'Argol, soit, mais cet Herminien qui arrive, empli de l'image des cheveux blonds de la belle Heide qui elle-même aime Albert, qui lui même la méprise et se rit de son désir... ah, je l'avoue, j'ai commencé de sourire quand j'ai pensé que ça ressemblait à un quart de couverture d'un Harlequin - collection Romance traduit en français châtié... C'est la faute de 2nd Floor, qui ricane (et aussi de ces fichus musiciens de la ligne 1 qui jouait - le plus souvent faux - une note sur trois de Tequila.). Le chapitre n'est pas clos...
A suivre sur ce blog: L'autofiction, de Rousseau à Annie Ernaux, une imposture? Flaubert ennuie-t-il même ceux qui l'aiment? Théophile Gautier est-il un trans ou une bite molle?
23:13 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
10.11.2009
L'Attentte du soir
J'ai vraiment une sale gueule. Je n'ai pas dormi la nuit dernière et je fais une allergie à mon bureau (littéralement... des ouvriers refont la cage d'escalier et ont détruit à peu près tout, ce qui fait qu'on dirait que l'immeuble a été bombardé de l'intérieur. Delà, plein de particules de ces produits formidables qui composent les plafonds et qui, lorsqu'elles sont libérées, grignotent l'espérance de vie et rendent stérile).
J'ai fini "L'attente du soir" de Tatiana Arfel, sorti en 2008 et premier roman, ce qui n'est pas une de mes habitudes de lectures. Ma mère me l'a conseillé 10 fois. Il s'y passe quelque chose de très étrange. Au début du livre, plusieurs points de vues se succèdent, qui tiennent un peu de la performance (l'enfant à peine conscient, la femme au bord de la folie - mais attention je n'ai rien contre l'opportunisme littéraire), se rejoignent - classique - puis, et ca devient vraiment bizarre, se recoupent. Les personnages décrivent chacun leur tour la même action, qui n'est pas d'une complexité folle, ce qui revient à lire trois fois le même chapitre... Narrativement, le choix ne me paraît pas follement judicieux... mais bon, il y a une scène avec un petit chien qui meurt et un enfant abandonné dans une décharge, de quoi vous fendre le coeur dix fois (dans l'ordre des passages de livres qui fendent plus le coeur : la fin du Lion, les cadeaux de Noël manqués et les coups de ceintures de Mon bel oranger et tout L'enfant éternel)(je me demande d'ailleurs si L'attente du soir n'est pas une tentative de vengeance de ma mère pour lui avoir conseillé le livre de Philippe Forest, elle sait que je déteste les petits chiens gentils qui meurent...).
Bon, sinon, c'était sympa de passer une partie de mon mardi soir avec vous, maintenant que je ne sors plus jamais de chez moi, que je ne fais plus rien sauf manger et que je suis moche, mais j'ai encore un peu de ce bourgogne hors de prix, alors je vais aller me saouler tranquillement et on se retrouve dans quelques jours.
23:19 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


